Premier roman de Marie-Renée Lavoie, chaleureusement accueilli par la critique à sa sortie au printemps dernier (Pierre Foglia parlait d’un roman « a-do-rable » !), La petite et le vieux transporte le lecteur au début des années ’80, dans le quartier Limoilou, à Québec, sur les traces d’une petite fille qui veut vivre comme un garçon.
EN RÉSUMÉ...
Quand débute l’histoire, « la petite » a huit ans. Elle s’appelle Hélène et rêve d’être une héroïne à la mesure de son personnage de dessins animés préféré : Lady Oscar ! Élevée comme un garçon, Lady Oscar devient capitaine de la garde royale, chargée de la protection de Marie-Antoinette, mais finit par mettre son courage au service du peuple à l’approche de la Révolution. En l’absence d’une reine ou d’une plèbe affamée par les excès de la noblesse à protéger, c’est sa famille, ses parents et ses trois sœurs, qu’Hélène tentera de « sauver » par ses « sacrifices ». Comment ? En vendant des journaux aux petites heures du matin, puis, par la suite, en travaillant les soirs comme serveuse dans un bingo.
EN RÉSUMÉ...
Quand débute l’histoire, « la petite » a huit ans. Elle s’appelle Hélène et rêve d’être une héroïne à la mesure de son personnage de dessins animés préféré : Lady Oscar ! Élevée comme un garçon, Lady Oscar devient capitaine de la garde royale, chargée de la protection de Marie-Antoinette, mais finit par mettre son courage au service du peuple à l’approche de la Révolution. En l’absence d’une reine ou d’une plèbe affamée par les excès de la noblesse à protéger, c’est sa famille, ses parents et ses trois sœurs, qu’Hélène tentera de « sauver » par ses « sacrifices ». Comment ? En vendant des journaux aux petites heures du matin, puis, par la suite, en travaillant les soirs comme serveuse dans un bingo.
La rencontre de Roger, « le vieux » du titre, un homme grincheux, alcoolique, qui cache un cœur tendre, et l’amitié atypique qui naîtra entre eux, aideront Hélène à sortir de l’enfance et à entrer dans l’âge adulte.
UNE CITATION:
Les personnages d’enfants, on le sait, abondent dans la littérature, mais ils ne sont pas tous convaincants. Marie-Renée Lavoie réussit où beaucoup ont échoué. Son personnage d'Hélène fait penser à Zazie de Raymond Queneau ou encore à Manon dans le film Les Bons débarras, scénarisé par Réjean Ducharme. Certains songeront aussi à Monsieur Émile, dans Le Matou de Yves Beauchemin. La romancière a fait le choix, à la fois prudent et astucieux, de confier la narration à Hélène devenue adulte, ce qui lui permet de se moquer d’elle-même affectueusement, et de ne pas tomber dans le piège du narrateur-enfant qui réfléchit et s’exprime avec une maturité douteuse.
UNE CITATION:
«… il est nécessaire quelquefois d’arranger les histoires, de leur donner un tour un peu différent, parce que si on laisse toujours la réalité s’imposer toute entière, sans nuances, sans coups de crayon, la mer n’est que de l’eau salée et les sauveurs d’enfants se pointent en retard. » (p. 124)MON COMMENTAIRE
Les personnages d’enfants, on le sait, abondent dans la littérature, mais ils ne sont pas tous convaincants. Marie-Renée Lavoie réussit où beaucoup ont échoué. Son personnage d'Hélène fait penser à Zazie de Raymond Queneau ou encore à Manon dans le film Les Bons débarras, scénarisé par Réjean Ducharme. Certains songeront aussi à Monsieur Émile, dans Le Matou de Yves Beauchemin. La romancière a fait le choix, à la fois prudent et astucieux, de confier la narration à Hélène devenue adulte, ce qui lui permet de se moquer d’elle-même affectueusement, et de ne pas tomber dans le piège du narrateur-enfant qui réfléchit et s’exprime avec une maturité douteuse.
Ce roman aurait pu être triste, voire misérabiliste : la pauvreté (on arrache les dents d’une enfant à défaut de pouvoir lui payer les soins orthodontiques), la maladie mentale (les désinstitutionnalisés de Saint-Michel Archange sont nombreux dans le quartier), et la mort rôdent du début à la fin de l’histoire. Pourtant, c’est drôle, c’est vivant, c’est lumineux! Hélène n’arrive peut-être pas à faire croire qu’elle est un garçon comme sa chère Lady Oscar, mais elle est aussi courageuse et noble dans l’âme que son idole.
EN SOMME...
Malgré la lourdeur de certaines images, La petite et le vieux, avec ses personnages colorés et attachants, ainsi que ses dialogues parfaitement maîtrisés, se révèle un roman tout à fait charmant! Il est d'ailleurs en lice pour le Prix de la relève ET pour le Prix du public 2010 des librairies du Groupe Archambault. BONNE LECTURE!
Malgré la lourdeur de certaines images, La petite et le vieux, avec ses personnages colorés et attachants, ainsi que ses dialogues parfaitement maîtrisés, se révèle un roman tout à fait charmant! Il est d'ailleurs en lice pour le Prix de la relève ET pour le Prix du public 2010 des librairies du Groupe Archambault. BONNE LECTURE!
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